La durabilité : une réalité incontournable pour toutes les entreprises
Changement climatique, raréfaction des ressources, pression des clients, des banques, des investisseurs… La durabilité n’est plus un sujet réservé aux grands groupes. Elle s’impose progressivement à toutes les organisations, y compris les PME et les ETI, souvent sollicitées par leurs partenaires pour rendre compte de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Pourtant, face à la multiplication des normes et des référentiels : CSRD, ESRS, VSME, Taxonomie européenne, nombreux sont les dirigeants qui peinent à s’y retrouver. C’est précisément là qu’intervient un acteur souvent sous-estimé sur ces sujets : l’auditeur légal, appelé également le commissaire aux comptes (CAC).
Un tiers de confiance, pas seulement pour les chiffres
Historiquement garant de la fiabilité des comptes, le commissaire aux comptes endosse aujourd’hui un rôle élargi. Fort de sa connaissance approfondie du modèle d’affaires, des risques et des réglementations applicables à l’entreprise, il est en mesure d’apporter une expertise à la fois financière et ESG, et ce, de manière indépendante.
Son intervention en matière de durabilité peut prendre deux formes :
- Dans le cadre de la mission légale, pour les entreprises soumises à la directive CSRD (plus de 1 000 salariés et plus de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires) ;
- À titre volontaire, pour toutes les autres entreprises souhaitant structurer, vérifier ou valoriser leur démarche RSE.
Ce que peut concrètement faire le CAC pour votre entreprise
La CNCC (Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes) a publié en mars 2026 un guide détaillant les missions que peut proposer le commissaire aux comptes selon le niveau de maturité de l’entreprise. Voici les principales :
Vous débutez en RSE ?
- Formation et sensibilisation de vos équipes
- Diagnostic initial de maturité RSE pour identifier vos forces et axes de progression
Vous structurez votre démarche ?
- Diagnostic critique de maturité RSE
- Analyse de double matérialité : identifier les enjeux qui impactent votre entreprise ET ceux sur lesquels votre entreprise a un impact
- Accompagnement vers le statut de société à mission
- Thématiques spécifiques : achats responsables, adaptation au changement climatique…
Vous communiquez des informations ESG ?
- Vérification d’une sélection d’indicateurs ESG communiqués volontairement (rapport d’assurance ou attestation)
- Vérification d’un rapport RSE/ESG volontaire conforme à une norme (ESRS, VSME ou critères propres à l’entité)
- Diagnostic d’analyse d’écart de vos processus vis-à-vis des exigences d’une norme reconnue
Vous entrez dans le champ de la CSRD ou souhaitez vous y conformer volontairement ?
- Mission de certification des informations en matière de durabilité, conformément aux ESRS et à la Taxonomie européenne
Pourquoi c’est une opportunité, pas une contrainte ?
Se lancer dans une démarche de durabilité avec l’appui d’un commissaire aux comptes, c’est bénéficier de 5 avantages concrets :
- Valoriser ses démarches avec transparence auprès des clients, investisseurs et collaborateurs
- Attirer les talents et renforcer sa marque employeur
- Accéder à des financements responsables en offrant aux banques et assureurs une vision 360° des risques
- Gagner des parts de marché en se différenciant de la concurrence
- Transformer les obligations réglementaires en leviers de compétitivité et d’innovation
À cela s’ajoute une réalité réglementaire croissante : La loi Climat et résilience du 22 août 2021 et ses décrets d’application entreront pleinement en vigueur le 22 août 2026, marquant un tournant majeur pour la commande publique. Tous les marchés relevant du code de la commande publique devront intégrer une clause et un critère environnementaux. Les entreprises qui travaillent avec le secteur public n’ont donc plus le choix.
Et pour les PME non soumises à la CSRD ?
La CSRD dans sa version actuelle s’applique aux entreprises dépassant les seuils de 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires (au 20 mars 2026, sous réserve de la transposition française). Les PME et ETI en dessous de ces seuils bénéficient donc de plus de temps pour se préparer, tout en pouvant tirer parti des retours d’expérience des premières entreprises concernées.
Pour répondre aux demandes croissantes de leurs partenaires, le référentiel VSME (Voluntary Standard for non-listed micro-, small- and medium-sized undertakings), recommandé par la Commission Européenne, constitue un excellent point de départ. Il propose un cadre simplifié, non obligatoire, pour les entreprises de moins de 250 salariés, permettant de présenter le modèle d’affaires et les enjeux de durabilité dans un langage commun avec les donneurs d’ordres et les financeurs.
Les 3 piliers de la valeur ajoutée du CAC en durabilité
Proximité & Écoute | Interlocuteur privilégié du dirigeant, il accompagne la transformation avec pragmatisme et connaissance des réalités économiques |
Expertise & Qualité | Maîtrise des référentiels européens (ESRS, VSME), méthodologie reconnue, partage des meilleures pratiques sectorielles |
Sécurité & Fiabilité | Sa signature renforce la crédibilité des données ESG auprès des salariés, partenaires, investisseurs et banques |
Comment démarrer ?
La première étape est simple : un entretien avec votre commissaire aux comptes pour évaluer votre niveau de maturité RSE actuel, identifier vos besoins prioritaires et définir le type d’accompagnement le plus adapté à votre situation.
Chez Fidu, nos auditeurs légaux & nos experts en RSE & durabilité travaillent main dans la main pour vous proposer une approche sur-mesure, qu’il s’agisse d’un diagnostic initial, d’une vérification d’indicateurs ESG ou d’une mission de certification complète.
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