Coronavirus (COVID-19) et reprise d’un fonds de commerce : une nouvelle aide est mise en place !

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Une nouvelle aide financière vient d’être mise en place pour les entreprises qui ont repris un fonds de commerce en 2020 et qui n’ont pas pu ouvrir leurs portes entre novembre 2020 et mai 2021 en raison du contexte sanitaire. Quelles sont ses conditions d’octroi ?


Coronavirus (COVID-19) : nouvelle aide, nouvelles conditions

  • Conditions à remplir


Certaines entreprises peuvent bénéficier, au titre du premier semestre 2021, d’une aide à la reprise lorsqu’elles remplissent les conditions suivantes :

  • elles ont été créées au plus tard le 31 décembre 2020 ;
  • elles ont acquis au moins 1 fonds de commerce dont la vente a été constatée par un acte authentique (devant notaire) ou sous seing privé enregistré auprès du service des impôts compétent et qui a été inscrit entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2020 sur un registre public tenu au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel le fonds est exploité et dont elles sont toujours propriétaires à la date de dépôt de la demande d’aide ;
  • l’activité affectée au fonds de commerce est restée la même après son achat ; par exemple, un restaurant reprenant un restaurant ;
  • l’activité affectée au fonds de commerce a fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public sans interruption entre le 1er novembre 2020, ou la date d’achat du fonds, et le 1er mai 2021 ;
  • elles justifient d’un chiffre d’affaires (CA) nul au cours de l’année 2020 ;
  • elles ne sont ni contrôlées par une autre entreprise, ni ne contrôlent une autre entreprise.


Pour mémoire, on dit qu’une entreprise en contrôle une autre :

  • lorsqu’elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales de cette société ;
  • lorsqu’elle dispose seule de la majorité des droits de vote dans cette société en vertu d’un accord conclu avec d’autres associés ou actionnaires et qui n’est pas contraire à l’intérêt de la société ;
  • lorsqu’elle détermine en fait, par les droits de vote dont elle dispose, les décisions dans les assemblées générales de cette société ;
  • lorsqu’elle est associée ou actionnaire de cette société et dispose du pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance de cette société.


  • Entreprises éligibles à l’aide


Les entreprises éligibles au dispositif sont celles qui sont résidentes fiscales françaises qui exercent une activité économique et qui ne se trouvaient pas en liquidation judiciaire au 1er mars 2020.

Par conséquent, la nouvelle aide vise à soutenir les entreprises qui ne sont pas éligibles au Fonds de solidarité en raison de leur absence totale de chiffre d’affaires.

  • Quelques précisions terminologiques


Dans le cadre de la nouvelle aide, des précisions sont à noter :

  • la notion de chiffres d’affaires (CA) s’entend comme le CA hors taxes ou, lorsque l’entreprise relève de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), comme les recettes nettes hors taxes ;
  • la période éligible est la période de 6 mois de janvier 2021 à juin 2021 inclus au titre de laquelle l’aide est demandée ;
  • le fonds de commerce est constitué par l’ensemble des éléments corporels et incorporels du fonds, énumérés dans la vente (notez qu’à défaut de désignation précise, le fonds ne porte que sur l’enseigne et le nom commercial, le droit au bail, la clientèle et l’achalandage) ;
  • l’acquéreur ou le vendeur désigne l’entreprise ayant respectivement acheté ou vendu le fonds de commerce ;
  • l’excédent brut d’exploitation (EBE) coûts fixes est l’EBE tel qu’il est calculé dans le cadre de l’aide instituée par l’Etat pour prendre en charge les coûts fixes de certaines entreprises impactées par la crise sanitaire (dont le détail est disponible ici).


  • Obligation de conclure une convention avec l’Etat


Pour mémoire, il est prévu que lorsqu’une autorité administrative attribue une subvention dépassant 23 000 € à une entreprise, elle est tenue de conclure avec elle une convention définissant l’objet, le montant, les modalités de versement et les conditions d’utilisation de la subvention attribuée.

Par exception, dans le cadre de cette nouvelle aide, ce montant est réhaussé à 1,8 M€.

  • Montant et calcul de l’aide


L’aide est versée sous forme de subvention.

Son montant est égal à 70 % de l’opposé mathématique de l’EBE coûts fixes constaté au cours de la période éligible.

Ce taux est réhaussé à 90 % pour les petites entreprises au sens de la règlementation européenne, qui sont celles qui occupent moins de 50 personnes et dont le CA annuel ou le total du bilan annuel n’excède pas 10 M€.

L’EBE coûts fixes doit être calculé, pour la période éligible, par un expert-comptable, tiers de confiance.

  • Plafonnement de l’aide


Le montant de l’aide est limité, sur la période éligible, au plafond mentionné par la règlementation européenne applicable (disponible ici).

  • Demande de l’aide


La demande d’aide doit être faite par voie dématérialisée, selon les modalités suivantes :

  • elle est déposée entre le 15 juillet 2021 et le 1er septembre 2021 ;
  • elle est déposée sur l’espace « professionnel » du site www.impots.gouv.fr.


Elle doit être accompagnées des justificatifs suivants :

  • une déclaration sur l’honneur attestant que l’entreprise remplit les conditions requises et l’exactitude des informations déclarées (notez qu’un modèle de déclaration sur l’honneur est disponible sur le site www.impots.gouv.fr) ;
  • le calcul de l’EBE coûts fixes qui est établi conformément à sa formule de calcul (dont le détail est disponible ici) et au formulaire mis à disposition par la direction générale des finances publiques (DGFIP) sur le site www.impots.gouv.fr ;
  • la balance générale 2021 pour la période éligible et la balance générale pour l’année 2020 ;
  • la copie de l’acte de vente du fonds de commerce ;
  • les coordonnées bancaires de l’entreprise ;
  • une attestation d’un expert-comptable, tiers de confiance, délivrée à la suite d’une mission réalisée conformément aux normes professionnelles applicables, qui mentionne :


  • ○ l’EBE coûts fixes pour la période éligible ;
  • ○ le CA pour l’année 2020 égal à 0 € ;
  • ○ le numéro professionnel de l’expert-comptable.


Dans le cadre de sa mission, l’expert-comptable déclare que l’entreprise a pris connaissance du plafond maximal de l’aide tel que fixé par la règlementation européenne et qu’elle peut bénéficier de l’aide demandée.

Il doit également compléter l’attestation en déclarant :

  • soit que l’entreprise n’a reçu aucune aide liée au régime temporaire Covid-19 (SA. 56985) à la date de signature de la déclaration ;
  • soit que l’entreprise a reçu (ou demandé mais pas encore reçu) des aides liées au régime temporaire Covid-19, en complément de la demande d’aide, pour des montants qu’il précise.


L’attestation doit obligatoirement être conforme au modèle établi par la DGFIP et est disponible sur le site www.impots.gouv.fr.

  • Versement de l’aide


L’aide est versée sur le compte bancaire indiqué par l’entreprise.

  • Contrôle du versement de l’aide


La DGFIP conserve les dossiers d’instruction (comprenant notamment l’ensemble des pièces justificatives) pendant une période de 10 ans à compter de la date de versement de l’aide.

L’ensemble des documents relatifs à la demande d’aide (conditions éligibilité, calcul du montant de l’aide, attestation fournie par l’expert-comptable) doivent impérativement être conservés par le bénéficiaire de l’aide pendant une période de 5 ans à compter de la date du versement de l’aide.

Pendant ce délai, les agents de la DGFIP ont la possibilité de demander au bénéficiaire de l’aide la communication de tout document (notamment administratif ou comptable) relatif à son activité qui permet de justifier de son éligibilité et du montant de l’aide qu’il a perçu.

Le bénéficiaire de l’aide dispose alors d’un délai d’1 mois pour répondre à cette demande.

Si les agents en charge du contrôle du versement de l’aide constatent des irrégularités, ou une absence de réponse à leur demande, les sommes versées au bénéficiaire sont récupérées selon les règles applicables en matière de créances étrangères à l’impôt et au domaine.

L’ensemble de ces dispositions sont applicables en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, ainsi qu’à Wallis et Futuna, sous réserve des dispositions qui leur sont applicables.

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